Les colocs de l’enfer

Mon homme est rentré hier soir le sourire jusqu’aux oreilles. Avec sa mine hystérique de celui qui détient une méga-bonne nouvelle et qui va exploser s’il ne la partage pas tout de suite. Il a finalement explosé de joie quand il me l’a annoncé: Les voisins déménagent!

C’est officiel, j’ai vérifié, nos voisins de paliers s’en vont. Les colocs de l’enfer partent. Cette bande d’étudiants fous ne seront bientôt plus là. J’ai encore du mal à me faire à l’idée…

Laissez-moi tenter de réaliser… Cela signifierai donc…

  • Qu’il n’y aura plus de fiesta dans l’appart à côté tous les mardis, jeudis, vendredis et samedis.
  • Que nous n’entendrons plus Chris (la seule fille de la bande) tenter d’apprendre à jouer de l’accordéon.
  • Qu’il n’y aura plus ce van rose et vert (vestige des années 70) garé en travers sur le parking et qui prend 3 places.
  • Que nous n’entendrons plus leurs créations musicales expérimentales entre Minuit et 2h du mat. (Oui, pour moi, une improvisation de guitare + djembé + accordéon c’est expérimental.)
  • Que plus personne ne viendra frapper à 23h47 pour nous demander un tournevis, une cocotte-minute, un litre d’huile de friture ou un rouleau de scotch.
  • Que plus personne ne sonnera à notre porte à 5h du matin, parce que ivre mort il a confondu le bouton de la sonnette avec celui de la lumière.
  • Que le hall de l’immeuble va enfin arrêter de sentir ce mélange de « plantes aromatiques » que l’abus d’encens n’arrive pas à cacher.
  • Que les vieilles peaux de la résidence vont arrêter de venir se plaindre chez moi. (Qu’est-ce que j’y peux moi? Elles pensent que je suis la seule à pouvoir parler avec eux, comme si nous avions un langage de Djeun’s que personne ne peux comprendre…)
  • Et que plus personne ne viendra demander à mon homme de lui faire la courte échelle pour qu’elle rentre dans son appart par la fenêtre, parce qu’elle a oublier ses clés.

Je crois bien que pour l’instant, c’est la meilleure nouvelle que j’ai entendue en 2010.

(Je certifie que TOUT est véridique. Et ils n’habitaient là que depuis Septembre. Halleluia.)

Image: Extrait du film Hotel Woodstock (source)

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6 réflexions sur “Les colocs de l’enfer

  1. on sait ce qu’on perd mais on ne sait pas ce que l’on gagne. vu la description des faits je pense que ça va être dur de faire pire, bonne chance quand même

  2. @ Kevin: Bienvenue!
    Eh oui, tellement euphorique que j’ai même pas pensé aux futurs voisins… Mais je doute que ça puisse être pire!

  3. Génial ! Quand ma fille a vécu en colloc provisoirement elle ne supportait pas non plus le rythme de vie de ses collocs ! La police est venu trois fois, et c’était exactement ce que tu décris, moins l’accordéon ! Le pire c’est qu’ils n’ont pas conscience de gêner, c’est nous les viocs qui ne vivont pas comme il faut ! Je plains les propriétaires qui doivent regretter de leur avoir fait signer le bail !

  4. @ Lousianne: Tu as raison, j’oubliais ce détail important: Ils n’ont pas conscience de gêner ! Ils peuvent faire la fiesta toute la nuit avec la musique à fond, et ne pas être gênés du tout en te croisant le lendemain !
    Je crois que je serais incapable d’agir comme ça, déjà que je culpabilise d’avoir un Home cinéma qui fait trembler les murs (et que donc je n’allume jamais).

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