
Je ne fais pas trop dans la critique de film, sauf si j’ai un énorme coup de coeur, ou qu’il y a vraiment quelque chose à dire!
J’espère vraiment que vous, lecteurs adorés, vous l’avez vu et que vous commenterez cet article. J’attends vos avis, j’aimerais beaucoup un échange d’impressions.
Two Lovers, je l’ai vu très tard après sa sortie. Donc, forcément, j’en avais beaucoup entendu parler avant de le voir. Que de louanges! Que de critiques positives! Et un engouement de la presse incroyable, avec un record d’étoiles sur allocine.
Puis je l’ai vu. Et là, la grosse claque, l’horrible déception. Comment est-ce possible?
Comment j’ai pu passer à côté d’un unanime “chef d’oeuvre”?
Mais le pire dans tout ça, ce n’est pas que je n’ai pas accroché, c’est que j’ai réellement détesté!
Pourquoi donc ai-je détesté?
Cette histoire est banale, mais parfois des histoires banales ont donné de grands films. Le problème n’est donc pas là. Je vois 2 grands défauts à ce film:
Le cliché: Tout est extrêmement prévisible. Tout ça a déjà été vu, revu et analysé. Et rien ne surprend, rien ne vient heurter, rien ne vient donner de l’élan à un film qui joue déjà sur un rythme très lent, très long, très mou. Au final, une impression de déjà vu, d’ennui et d’espoir que ça démarre enfin. Mais rien ne viendra, pas même dans la dernière scène, si prévisible.
Et enfin, la caricature: Je suis très étonnée de ne pas avoir lu ce reproche dans toutes les critiques que j’ai pu lire.
Pourtant, je trouve les personnages féminins tellement caricaturaux!
La blonde et sa beauté froide, complètement barrée, instable, égoïste, manipulatrice, qui couche avec son patron et prend des ecstas. Forcément c’est elle qui envoûte le héros, elle dont il tombe éperduement amoureux, alors qu’elle le manipule, alors qu’elle énerve par son manque d’humanité, par son dédain constant, par son comportement d’ado attardée qui minaude pour arriver à ses fins.
Et puis, il y a l’autre. La fameuse gentille. Ni brune ni blonde mais chatain les cheveux plats, qui ne se maquille pas, belle mais fade, juive comme lui et qui est sincèrement amoureuse.
Ce triangle amoureux déjà très cliché tombe alors dans la caricature sous prétexte de nous faire réfléchir à ce dilemme du héros: La raison ou la passion. La gentille ou la timbrée. La belle-fille idéale ou l’objet de fantasme?
Et je ne vous parle même pas de lui: Trentenaire bipolaire, suicidaire, dépressif, lâche, sans véritable travail et qui vit chez ses parents…
Au final, la caricature est tellement grossière qu’on n’y croit pas. La blonde est tellement énervante, tellement centrée sur elle-même qu’on ne comprend pas le héros. Pourquoi la choisir elle? Si seulement on avait pu voir ce personnage sous un autre angle, la trouver hypnotisante, comprendre cet attraction du héros. Mais non, elle énerve du début à la fin.
Et évidemment, l’autre nous fait de la peine. L’autre est gentille. Elle ne voit rien, elle ne se bat même pas pour lui, elle n’a pas conscience de le perdre, elle est là sagement à attendre.
Cette façon de cataloguer les femmes en deux catégories, la douce fadeur de la raison et la flamme attractive de la passion m’a profondément énervé et m’a empêché d’entrer dans le film. Dommage, il semble pourtant que je sois passée à côté d’un grand film.
Et vous? Vous l’avez vu, vous en avez pensé quoi?
Crédit photo © Wild Bunch Distribution