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Two Lovers

février 8, 2010

Two lovers, Vinessa Show

Je ne fais pas trop dans la critique de film, sauf si j’ai un énorme coup de coeur, ou qu’il y a vraiment quelque chose à dire!

J’espère vraiment que vous, lecteurs adorés, vous l’avez vu et que vous commenterez cet article. J’attends vos avis, j’aimerais beaucoup un échange d’impressions.

Two Lovers, je l’ai vu très tard après sa sortie. Donc, forcément, j’en avais beaucoup entendu parler avant de le voir. Que de louanges! Que de critiques positives! Et un engouement de la presse incroyable, avec un record d’étoiles sur allocine.
Puis je l’ai vu. Et là, la grosse claque, l’horrible déception. Comment est-ce possible?
Comment j’ai pu passer à côté d’un unanime « chef d’oeuvre »?
Mais le pire dans tout ça, ce n’est pas que je n’ai pas accroché, c’est que j’ai réellement détesté!

Pourquoi donc ai-je détesté?

Cette histoire est banale, mais parfois des histoires banales ont donné de grands films. Le problème n’est donc pas là. Je vois 2 grands défauts à ce film:

Le cliché: Tout est extrêmement prévisible. Tout ça a déjà été vu, revu et analysé. Et rien ne surprend, rien ne vient heurter, rien ne vient donner de l’élan à un film qui joue déjà sur un rythme très lent, très long, très mou. Au final, une impression de déjà vu, d’ennui et d’espoir que ça démarre enfin. Mais rien ne viendra, pas même dans la dernière scène, si prévisible.

Et enfin, la caricature: Je suis très étonnée de ne pas avoir lu ce reproche dans toutes les critiques que j’ai pu lire.
Pourtant, je trouve les personnages féminins tellement caricaturaux!
La blonde et sa beauté froide, complètement barrée, instable, égoïste, manipulatrice, qui couche avec son patron et prend des ecstas. Forcément c’est elle qui envoûte le héros, elle dont il tombe éperduement amoureux, alors qu’elle le manipule, alors qu’elle énerve par son manque d’humanité, par son dédain constant, par son comportement d’ado attardée qui minaude pour arriver à ses fins.
Et puis, il y a l’autre. La fameuse gentille. Ni brune ni blonde mais chatain les cheveux plats, qui ne se maquille pas, belle mais fade, juive comme lui et qui est sincèrement amoureuse.

Ce triangle amoureux déjà très cliché tombe alors dans la caricature sous prétexte de nous faire réfléchir à ce dilemme du héros: La raison ou la passion. La gentille ou la timbrée. La belle-fille idéale ou l’objet de fantasme?

Et je ne vous parle même pas de lui: Trentenaire bipolaire, suicidaire, dépressif, lâche, sans véritable travail et qui vit chez ses parents…

Au final, la caricature est tellement grossière qu’on n’y croit pas. La blonde est tellement énervante, tellement centrée sur elle-même qu’on ne comprend pas le héros. Pourquoi la choisir elle? Si seulement on avait pu voir ce personnage sous un autre angle, la trouver hypnotisante, comprendre cet attraction du héros. Mais non, elle énerve du début à la fin.
Et évidemment, l’autre nous fait de la peine. L’autre est gentille. Elle ne voit rien, elle ne se bat même pas pour lui, elle n’a pas conscience de le perdre, elle est là sagement à attendre.

Cette façon de cataloguer les femmes en deux catégories, la douce fadeur de la raison et la flamme attractive de la passion m’a profondément énervé et m’a empêché d’entrer dans le film. Dommage, il semble pourtant que je sois passée à côté d’un grand film.

Et vous? Vous l’avez vu, vous en avez pensé quoi?

Gwyneth Paltrow, Two loversCrédit photo © Wild Bunch Distribution

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Le mariage est-il un coup de poker?

février 5, 2010

- Il y a 6 ans, j’assiste au mariage d’un couple d’amis. Un mariage parfait, plein d’amour et d’émotion. Divorce express 2 ans plus tard, puis re-Mariage du monsieur 2 ans après le divorce, avec une petite écervelée tout juste rencontrée et engrossée.

- Une ancienne collègue, mariée depuis 3 ans, maman d’une jolie petite poupée, amoureuse et épanouie, s’effondre un soir d’été face à l’imprévisible. Son mari lui annonce sans ménagement « Je t’aime plus, je pars ». Il part. Divorce.

- Un copain de fac, éternel célibataire, en manque d’amour depuis toujours, rencontre un soir de fête dans un bar une jeune fille de 19 ans. Coup de foudre. 1 mois plus tard, il la demande en mariage. Et contre toute attente, elle dit oui.

- Un copain de mon homme, hypocondriaque et paranoïaque, persuadé d’être sur le point de mourir d’un anévrisme, annonce à sa copine avant de s’engouffrer dans l’ambulance: « Si je m’en sors, on se marie ». Il s’en sort (évidemment) mais c’est trop tard (elle a déjà acheté la robe). Mariage.

- Une amie me raconte dans les moindres détails son conte de fée: Mise en scène romantique, demande en mariage digne d’hollywood devant la famille réunie, bague de fiançailles hors de prix et promesse d’un amour éternel. 2 mois plus tard, plaquée par e-mail. Mariage annulé.

- Mariée depuis 25 ans, l’amie de ma mère découvre un jour que son mari a une liaison avec une de ses étudiantes. Divorce. Coup du sort: Seulement 2 semaines après le divorce, elle croise par hasard celui qui fut son premier amour, re-coup de foudre. Mariage.

- Ils se sont rencontrés un 8 mai. Se sont fiancés le 8 juillet de la même année. Se sont mariés le 8 août de l’année suivante. Sont toujours aussi heureux 30 ans après. Ce sont mes parents.
Ma mère m’a toujours dit: « Se marier a été une évidence, se séparer serait un non-sens. »

Je voulais essayer d’écrire une conclusion, mais que doit-on en conclure?
Que pourrait-on retenir de toute cette série d’histoire?

Que le mariage est un coup de poker?

(Crédit Image)

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Les colocs de l’enfer

janvier 18, 2010

Mon homme est rentré hier soir le sourire jusqu’aux oreilles. Avec sa mine hystérique de celui qui détient une méga-bonne nouvelle et qui va exploser s’il ne la partage pas tout de suite. Il a finalement explosé de joie quand il me l’a annoncé: Les voisins déménagent!

C’est officiel, j’ai vérifié, nos voisins de paliers s’en vont. Les colocs de l’enfer partent. Cette bande d’étudiants fous ne seront bientôt plus là. J’ai encore du mal à me faire à l’idée…

Laissez-moi tenter de réaliser… Cela signifierai donc…

  • Qu’il n’y aura plus de fiesta dans l’appart à côté tous les mardis, jeudis, vendredis et samedis.
  • Que nous n’entendrons plus Chris (la seule fille de la bande) tenter d’apprendre à jouer de l’accordéon.
  • Qu’il n’y aura plus ce van rose et vert (vestige des années 70) garé en travers sur le parking et qui prend 3 places.
  • Que nous n’entendrons plus leurs créations musicales expérimentales entre Minuit et 2h du mat. (Oui, pour moi, une improvisation de guitare + djembé + accordéon c’est expérimental.)
  • Que plus personne ne viendra frapper à 23h47 pour nous demander un tournevis, une cocotte-minute, un litre d’huile de friture ou un rouleau de scotch.
  • Que plus personne ne sonnera à notre porte à 5h du matin, parce que ivre mort il a confondu le bouton de la sonnette avec celui de la lumière.
  • Que le hall de l’immeuble va enfin arrêter de sentir ce mélange de « plantes aromatiques » que l’abus d’encens n’arrive pas à cacher.
  • Que les vieilles peaux de la résidence vont arrêter de venir se plaindre chez moi. (Qu’est-ce que j’y peux moi? Elles pensent que je suis la seule à pouvoir parler avec eux, comme si nous avions un langage de Djeun’s que personne ne peux comprendre…)
  • Et que plus personne ne viendra demander à mon homme de lui faire la courte échelle pour qu’elle rentre dans son appart par la fenêtre, parce qu’elle a oublier ses clés.

Je crois bien que pour l’instant, c’est la meilleure nouvelle que j’ai entendue en 2010.

(Je certifie que TOUT est véridique. Et ils n’habitaient là que depuis Septembre. Halleluia.)

Image: Extrait du film Hotel Woodstock (source)

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Un moi parfait?

décembre 19, 2009

Prenez deux vieux amis, un peu philosophes à leurs heures perdues, un peu paumés aussi.
Mettez-les en grande conversation un vendredi soir, trop fatigués pour encaisser 3 verres de vin.

Et voilà un extrait de ce qui se produit:

L’ami: Tu vois, mon moiParfait n’aurait jamais accumulé autant d’erreurs débiles que moi. Tu vois, mon moiParfait lui, il aurait tout. Il serait heureux!

Moi: Ton moiParfait? De quoi tu parles?

- Le moiParfait, c’est la version parfaite de toi-même. C’est le toi qui a tout réussi, c’est le même toi que toi, mais en mieux, parce qu’il n’a pas fait les mêmes erreurs que toi.

- Mais un toi parfait, ce n’est pas vraiment toi alors…

- Mais si c’est toi! Imagine que ça se passe dans un univers parallèle. La même naissance, les mêmes chromosomes pourris, les mêmes problèmes de base, c’est une autre version de toi si tu veux. Mais qui prend un autre chemin.

- Mais je persiste à dire que ce n’est pas toi. Et si le chemin qu’il a pris est à l’opposé du tien? Il n’a pas vécu les mêmes choses ou fait les mêmes expériences, il n’a plus rien en commun avec toi alors! On est la somme de tout ce que l’on a vécu, non?

- Oui et c’est justement ça qui est génial! Imaginer les différents chemins, leurs conséquences et leurs résultats. Le moiParfait est peut-être très différent de moi ou peut-être pas!

- Mais qui te dit qu’avec un autre chemin, tu arrives à un moi parfait?

- C’est scientifique! Parmi toutes les possibilités de toi possibles, tu prends celui qui arrive au meilleur résultat, c’est lui. C’est le moiParfait.

- Je vois… Et qu’est-ce que ton moiParfait n’aurait pas fait? Il est comment cet autre toi?

- D’abord tu vois, mon moiParfait il ne fumerait pas, il n’aurait jamais commencé, il est très réfléchi. Il aurait une vie plus saine, il ferait du sport, il serait musclé, en forme, il aurait pas le teint gris. Il plairait aux filles. Et puis, il n’aurait pas perdu autant de temps à se perdre dans une vie d’étudiant looseur paumé. Lui, il aurait fait les bonnes études, il aurait été sérieux, il serait déjà arrivé à atteindre un équilibre professionnel, pas comme moi, tu vois?

- Donc, ton moiParfait, il n’aurait jamais fait d’erreur, il aurait toujours tout calculer pour faire les choix les plus sages, aucun écart en somme?

- Oui c’est ça, un mec parfait.

- Et donc ton moiParfait, il est super chiant.

- Euh…

- Et tu sais que ton moiParfait, il n’est pas ami avec moi?

- Parce qu’il est super chiant?

- Non, c’est parce qu’il a pas redoublé sa 5ième. Il est jamais tombé dans ma classe.

- Ah ouais c’est vrai.

(Discussion qui s’achèvera 3 heures plus tard)

Y’a vraiment des amis dont je ne me séparerai jamais. Des purs moments de bonheur.

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Double tag!

décembre 1, 2009

Doublement taggée.

Pour répondre aux tags d’Angie et de Greg et comme je suis débordée en ce moment, je vais faire court, je vais faire simple. Laissez moi vous conter 7 choses que vous ne savez (peut-être) pas encore sur moi.

1…

…J’aime la cuisine italienne, Woody Allen, les vieux appareils photo argentiques, le Get 27 avec du Perrier, les escarpins vintage, Susan Sarandon et citer des auteurs de romans inconnus au bataillon dans les soirées.

2…

…Je n’aime pas la viande rouge, le papier peint, les plantes en plastiques, les jeux vidéos de guerre qui font trop de bruit, les mots « grogner » et « grincheux », les gens qui disent « au jour d’aujourd’hui » et les films américains avec des happy ends débiles.

3…

…J’ai peur de la foule, des araignées, des sauterelles et des ascenceurs.

4…

…Je ne veux pas l’admettre mais je suis supertiticieuse. (Je touche du bois à peu près 25 fois par jour et je raconte mes cauchemars au réveil pour ne pas qu’ils se réalisent.)

5…

…Pour moi, les super jeux vidéos actuels n’arriveront jamais à la cheville des Point&Clic des années 90. Aucun jeu au monde ne surpassera jamais Day Of The Tentacle. Ou la série des Monkey Island. Que personne ne vienne me dire le contraire.

Day Of The Tentacle

6…

…Quand j’étais petite, j’aurais voulu qu’on m’appelle Gaëlle, Eloïse ou Anaïs. J’appelais mes poupées comme ça, ça me faisait penser à des noms de fées.

Et 7…


Je refile le tag à qui n’en veut!

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Liste 2

novembre 20, 2009

La liste de mes rêves (pas éveillés) les plus fous

Je suis sûre qu’il vous est déjà arrivé d’être choqué ou abasourdi par ce que votre esprit est capable d’inventer pendant vos rêves… Le pire ou le meilleur. Le plus incroyable comme le plus inavouable. Me trompe-je?

Je me souviens de quelques images, quelques bribes de mes rêves les plus troublants.

1) Miguel et moi.

Une fois, je me vois mariée de force à un puissant émir qui a le visage de Miguel Prado (dans Dexter). Je porte une longue robe empire blanche et des dizaines de serviteurs s’affairent pour tout préparer en vue de notre nuit de noce. Les servantes qui s’occupent de moi me glissent à l’oreille que toutes les filles rêvent d’être à ma place. Moi, j’ai peur. Soudain, mon « mari » fait irruption dans la pièce, une immense chambre rouge et or façon Bollywood, il fait signe de nous laisser seuls et il s’approche de moi…

[ La suite est censurée! ]

Signification possible: J’ai trop regardé Angélique, Marquise des anges.

2) L’invasion de la cuisine.

Une autre fois, je me trouvais dans la cuisine où j’ai passé mon enfance. Je me souviens de chaque détails de cette pièce. Je suis assise et je fixe le sol et ce carrelage blanc et noir. D’un coup, sur chaque carreau blanc, apparaissent de minuscules petites bêtes, qui grossissent et deviennent des Gremlins de toutes les couleurs. Ils se mettent à parler tous ensemble et je suis tétanisée, j’essaie de crier mais je n’y arrive pas. Les Gremlins me hurlent « Rentre chez toi! Rentre chez toi! » et comme une petite armée militaire, ils se mettent à avancer tous ensemble vers moi. Et je me suis réveillée.

Signification possible: Quand j’ai emménagé dans mon appartement actuel, je répétais tout le temps que le seul truc qui ne me plaisait pas, c’était le carrelage blanc et noir. Mais je ne vois pas le rapport avec les Gremlins. Ma phobie des cafards peut-être?

3) Mon rêve le plus inavouable
(J’ai longuement hésité avant de l’écrire tellement j’ai honte! Ne vous moquez pas hein?)

C’était une semaine après la mort de MJ.
J’ai rêvé que j’assistais à un de ses concerts, un immense concert à ciel ouvert. Je me trouve dans la foule et des gens avec des lunettes noires viennent me chercher pour m’emmener en loge, en plein milieu du concert. J’arrive en coulisses, au bord de la scène, je peux voir MJ à travers les rideaux, il y a des dizaines de chanteurs de gospel derrière lui. Puis, les hommes en noir me demande de m’assoir sur un grand fauteuil en osier, je porte une longue robe blanche. Michael commence à chanter Heal the world et mon fauteuil se soulève. J’atterris au milieu de la scène. Et le clou du spectacle, accrochez-vous bien… Devant la foule en délire, devant des milliers de fans, Michael me demande de l’épouser. Je pleure, et je dis oui.

Signification possible: Aucune idée!? Mais cette robe blanche qui revient souvent m’intrigue. Un fantasme de virginité, ça existe?

Et vous, un rêve inavouable? Promis, je ne le répèterais pas!

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Googlistiques

novembre 17, 2009

Voilà un exercice que je n’avais pas fait depuis longtemps: regarder les requêtes des internautes qui débarquent sur le blog. Comme d’habitude, très intéressant tout ça…

♦ Premier point:

Les 3 mots qui reviennent le plus souvent: Sex, mariage et vestimentaire.
Alors là, j’avoue, je suis perplexe!
Je ne parle jamais de sex, je ne suis pas mariée, et je parle vraiment peu de fringues.
Pourtant, l’association « sex mariage » bat tous les records sur mon blog. A cause de cet article.
Ensuite, vient la longue série des « s’habiller pour un mariage », « code vestimentaire mariage », « mariage dress code », « tenue soirée mariage » et j’en passe. Devrais-je me reconvertir dans le conseil en look pour les mariages? De toute évidence, il y a un sacré marché à prendre!

♦ Deuxième point:
Certains n’arrivent pas ici pour rien.
« petite fille incomprise qui aime la lecture »
→ Oui, c’est bien moi.
« peau merdique »
→ Euh… Oui, là c’est bien moi aussi. Merci à vous.
« pourquoi mère nature est injuste »
→ Ah ben encore oui, c’est bien the question qui m’obsède!

♦ Troisième point:

Evidemment, ces requêtes bizaroïdes auxquelles on n’échappe pas. Que pouvaient-ils bien chercher ces gens-là et par quel drôle de processus ont-ils atterri ici?

« ca m’énerve les tee shirt rolling stone »

« message à un message sans réponse »

« quelqu’un qui attend une reponse est un »

« j’ai 15 ans et j’ai pas de blonde ces normal »

 

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Mes amis Hofstadter, Deniau et Murphy

novembre 8, 2009

La loi de Hofstadter (que l’on appelle aussi la loi de glissement de planning) est une loi que j’ai cité de multiples fois dans ma vie professionnelle.
Cette loi dit tout simplement ceci:

« La loi de Hofstadter dit qu’une tache prend toujours plus de temps qu’on ne le pense, même en prenant en compte la loi de Hofstadter. »

Évidemment, elle est rigolote cette phrase, mais pleine de sens finalement. Surtout dans un métier comme le mien et dans tout ce qui peut impliquer Recherche et Développement.

Dans mon métier (développement de logiciel, NDLR) on m’a toujours posé cette question fatidique (que tout développeur redoute comme la peste) « Combien de temps pour cette tâche? »
Généralement, on répond « 3 mois » (ou 10 jours / 2 heures / 30 minutes).
Mais généralement, on pense « J’en sais rien mon pote. Ce sera fait quand ce sera fait. »

Parce que le développement, et précisément le développement informatique, c’est l’enfer. Il y a des millions de paramètres auxquels on ne pense jamais, sauf au moment même où ils viennent nous emmerder. Et quand un problème technique vient vous pourrir l’existence, c’est généralement le début de la loi des séries ou de la loi de Deniau:

« D’abord les ennuis s’additionnent, ensuite ils se multiplient »

Ensuite, une fois que le travail en lui-même est fait, cela ne veut pas dire que le travail est fini. Il faut le tester, mettre le programme en situation, voir s’il est supporté, performant en toute situation. Et on pourrait se dire que généralement, le travail étant bien fait, le test sera concluant. Sauf que non.

N’oublions pas la très célèbre loi de Murphy (ou loi de l’emmerdement maximal).

« Si quelque chose peut mal tourner, alors cette chose finira infailliblement par mal tourner. »

Le test révèlera donc toujours des erreurs, des bugs et autres troubles qu’il faudra revoir. Un test en fin de développement n’est jamais concluant du premier coup, c’est une règle.

La loi de Murphy est tellement présente en informatique que, nous autres les informaticiens, avons notre propre dérivé de cette loi. C’est la loi de Tommy (la loi de Murphy au carré). Et elle dit:

« Tout ce qui est susceptible de mal tourner, tournera nécessairement encore plus mal que prévu. »

CQFD
Si j’avais su, je vous assure que j’aurais fait autre chose. J’aurais été pompier.

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La discrète

octobre 22, 2009

C’est vrai, j’ai toujours été comme ça. On pouvait penser que j’étais timide, mais non, je suis et j’ai toujours été discrète. J’y tiens, c’est pas pareil.

A l’école et au collège, les profs se plaignaient que je participais peu. C’était quelque chose qui revenait souvent dans mes bulletins de note. Jusqu’à ce jour en 4ème où cette prof de français (que je n’aimais pas trop jusque là) a dit à ma mère: « Oui elle participe peu. Mais quand elle parle c’est pour dire quelque chose d’intéressant. Et comme c’est reposant à côté de certains qui parlent à tort et à travers! »

Ce jour-là, j’ai décidé que ce n’était peut-être pas un défaut. Ok, je suis discrète, mais moi je ne parle pas pour ne rien dire!

Sauf que…
Je ne pensais pas qu’à l’âge adulte, ça pouvait aussi être un problème. J’en veux pour preuve la dernière réflexion que l’on a faite sur moi récemment.
« Éteinte, pas franchement là » (?!! God, voilà l’impression que je donne ?!!)
Pourquoi les gens ont-ils toujours besoin de faire remarquer que je suis « timide », que je parle peu, que je suis « invisible », que je ne m’impose pas au sein d’un groupe?

Faudrait-il que je danse sur les tables, que je parle fort, que je monopolise la parole ou que j’ai le rire bruyant pour avoir l’air normale?
Y aurait-il une loi qui impose un quota de mots à épuiser par jour dont on aurait oublié de me parler?

M’en fout. J’ai décidé que ce ne serait pas un défaut. Comme disait Jean Cocteau: « Ce que le public te reproche, cultive-le, c’est toi. »

Cette discrétion c’est moi. C’est un trait de mon caractère. Et je l’assume très bien.

D’ailleurs, ça ne vous énerve pas vous, ces gens qui parlent pour ne rien dire? Les gens qui utilisent 700 mots pour donner une information qui pourrait tenir en 12 mots?
Au bout d’un long moment de blablablatage et de détails inutiles, j’ai envie de leur dire Stop! Où veux-tu en venir? Quel est donc le sens de tout ça?

Moi, au moins, j’ai l’esprit de synthèse.

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Liste 1*

octobre 15, 2009

La liste des choses que je ne comprendrai jamais


1) Le foot.
Pas que je ne comprenne rien au foot, non. Je ne comprendrai jamais l’engouement pour le foot. L’engouement massif planétaire intersidéral de millions de gens pour des types qui courent après un ballon. Mais aussi les sommes investies dans le foot, les enjeux financiers des transferts de joueurs entre un club et un autre, sans parler des salaires mirobolants des joueurs!
Décidément, tout ça me dépasse.

2) Les groupies.
Attention, là je parle de la groupie dite hystérique. Celles qu’on voit dans le petit journal people qui hurlent à s’en arracher les cordes vocales sur le passage de leur idole!
Celles qui pleurent, celles qui crient, celles qui se jettent au péril de leur vie sur la limousine aux vitres fumées, celles qui disent à leur mère: « Il m’a touché le bras maman! C’est le plus beau jour de ma vie! »
Note: Moi, avec Patriiiiiick, j’étais une groupie discrète et silencieuse.

3) Le cours d’électromagnétisme du professeur G. de l’Université de C. en 2ème année
A l’examen, j’ai eu 0.
Au rattrapage de Septembre, j’ai eu 0,5.
Sans commentaire.

einstein

source

(*Premier article d’une nouvelle rubrique)