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Mes amis Hofstadter, Deniau et Murphy

novembre 8, 2009

La loi de Hofstadter (que l’on appelle aussi la loi de glissement de planning) est une loi que j’ai cité de multiples fois dans ma vie professionnelle.
Cette loi dit tout simplement ceci:

“La loi de Hofstadter dit qu’une tache prend toujours plus de temps qu’on ne le pense, même en prenant en compte la loi de Hofstadter.”

Évidemment, elle est rigolote cette phrase, mais pleine de sens finalement. Surtout dans un métier comme le mien et dans tout ce qui peut impliquer Recherche et Développement.

Dans mon métier (développement de logiciel, NDLR) on m’a toujours posé cette question fatidique (que tout développeur redoute comme la peste) “Combien de temps pour cette tâche?”
Généralement, on répond “3 mois” (ou 10 jours / 2 heures / 30 minutes).
Mais généralement, on pense “J’en sais rien mon pote. Ce sera fait quand ce sera fait.”

Parce que le développement, et précisément le développement informatique, c’est l’enfer. Il y a des millions de paramètres auxquels on ne pense jamais, sauf au moment même où ils viennent nous emmerder. Et quand un problème technique vient vous pourrir l’existence, c’est généralement le début de la loi des séries ou de la loi de Deniau:

“D’abord les ennuis s’additionnent, ensuite ils se multiplient”

Ensuite, une fois que le travail en lui-même est fait, cela ne veut pas dire que le travail est fini. Il faut le tester, mettre le programme en situation, voir s’il est supporté, performant en toute situation. Et on pourrait se dire que généralement, le travail étant bien fait, le test sera concluant. Sauf que non.

N’oublions pas la très célèbre loi de Murphy (ou loi de l’emmerdement maximal).

“Si quelque chose peut mal tourner, alors cette chose finira infailliblement par mal tourner.”

Le test révèlera donc toujours des erreurs, des bugs et autres troubles qu’il faudra revoir. Un test en fin de développement n’est jamais concluant du premier coup, c’est une règle.

La loi de Murphy est tellement présente en informatique que, nous autres les informaticiens, avons notre propre dérivé de cette loi. C’est la loi de Tommy (la loi de Murphy au carré). Et elle dit:

“Tout ce qui est susceptible de mal tourner, tournera nécessairement encore plus mal que prévu.”

CQFD
Si j’avais su, je vous assure que j’aurais fait autre chose. J’aurais été pompier.

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La discrète

octobre 22, 2009

C’est vrai, j’ai toujours été comme ça. On pouvait penser que j’étais timide, mais non, je suis et j’ai toujours été discrète. J’y tiens, c’est pas pareil.

A l’école et au collège, les profs se plaignaient que je participais peu. C’était quelque chose qui revenait souvent dans mes bulletins de note. Jusqu’à ce jour en 4ème où cette prof de français (que je n’aimais pas trop jusque là) a dit à ma mère: “Oui elle participe peu. Mais quand elle parle c’est pour dire quelque chose d’intéressant. Et comme c’est reposant à côté de certains qui parlent à tort et à travers!”

Ce jour-là, j’ai décidé que ce n’était peut-être pas un défaut. Ok, je suis discrète, mais moi je ne parle pas pour ne rien dire!

Sauf que…
Je ne pensais pas qu’à l’âge adulte, ça pouvait aussi être un problème. J’en veux pour preuve la dernière réflexion que l’on a faite sur moi récemment.
“Éteinte, pas franchement là” (?!! God, voilà l’impression que je donne ?!!)
Pourquoi les gens ont-ils toujours besoin de faire remarquer que je suis “timide”, que je parle peu, que je suis “invisible”, que je ne m’impose pas au sein d’un groupe?

Faudrait-il que je danse sur les tables, que je parle fort, que je monopolise la parole ou que j’ai le rire bruyant pour avoir l’air normale?
Y aurait-il une loi qui impose un quota de mots à épuiser par jour dont on aurait oublié de me parler?

M’en fout. J’ai décidé que ce ne serait pas un défaut. Comme disait Jean Cocteau: “Ce que le public te reproche, cultive-le, c’est toi.”

Cette discrétion c’est moi. C’est un trait de mon caractère. Et je l’assume très bien.

D’ailleurs, ça ne vous énerve pas vous, ces gens qui parlent pour ne rien dire? Les gens qui utilisent 700 mots pour donner une information qui pourrait tenir en 12 mots?
Au bout d’un long moment de blablablatage et de détails inutiles, j’ai envie de leur dire Stop! Où veux-tu en venir? Quel est donc le sens de tout ça?

Moi, au moins, j’ai l’esprit de synthèse.

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Liste 1*

octobre 15, 2009

La liste des choses que je ne comprendrai jamais


1) Le foot.
Pas que je ne comprenne rien au foot, non. Je ne comprendrai jamais l’engouement pour le foot. L’engouement massif planétaire intersidéral de millions de gens pour des types qui courent après un ballon. Mais aussi les sommes investies dans le foot, les enjeux financiers des transferts de joueurs entre un club et un autre, sans parler des salaires mirobolants des joueurs!
Décidément, tout ça me dépasse.

2) Les groupies.
Attention, là je parle de la groupie dite hystérique. Celles qu’on voit dans le petit journal people qui hurlent à s’en arracher les cordes vocales sur le passage de leur idole!
Celles qui pleurent, celles qui crient, celles qui se jettent au péril de leur vie sur la limousine aux vitres fumées, celles qui disent à leur mère: “Il m’a touché le bras maman! C’est le plus beau jour de ma vie!”
Note: Moi, avec Patriiiiiick, j’étais une groupie discrète et silencieuse.

3) Le cours d’électromagnétisme du professeur G. de l’Université de C. en 2ème année
A l’examen, j’ai eu 0.
Au rattrapage de Septembre, j’ai eu 0,5.
Sans commentaire.

einstein

source

(*Premier article d’une nouvelle rubrique)

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Mes illusions donnent sur la cour

octobre 11, 2009

Roman de Sacha Sperling, chez Fayard

Ce roman, je l’attendais.

D’abord, je vous explique pourquoi je l’attendais, avant d’en dire ce que j’en pense.

Sacha Sperling, ce n’est plus un secret, c’est le fils de Diane Kurys (Diabolo Menthe) et d’Alexandre Arcady. Sacha a 18 ans, et je le connais un peu indirectement pour avoir souvent entendu parler de lui (Il y a quelques années, je connaissais l’assistante de sa mère).
Quand j’ai su qu’il publiait un premier roman, un livre où son héros n’était autre que Sacha, 14 ans, qui fait l’expérience de la vie, de l’amour, du sexe et de la drogue, j’ai compris qu’il lançait là un pavé dans la mare, que ce serait le moyen qu’il aurait trouvé pour régler ses comptes avec les drôles de parents qu’il a eu, et son enfance atypique.
J’ai eu d’autant plus envie de le lire, le jour où j’ai lu une critique-presse virulente où le journaliste finissait par dire “C’est l’histoire de la jeunesse dorée. On va quand même pas pleurer.” Sans avoir lu le livre, je n’étais déjà pas d’accord avec cette phrase. On peut avoir tout, et manquer de l’essentiel.

Finalement, mon avis:

Je ne crie pas au chef d’oeuvre. Mais…
D’accord, il y a quelques maladresses, quelques longueurs mais ce n’est pas vraiment ce qui m’ennuie le plus. Je suis légèrement déçue par l’auteur qui n’assume pas vraiment son autobiographie. Il en résulte une ambiguïté. Sacha Winter le personnage est l’atler-ego de Sacha Sperling l’auteur, il n’a rien changé si ce n’est les noms des personnages, mais le narrateur se défend de n’écrire que des mensonges. Pourquoi finir le roman en disant que tout n’est que mensonge, si ce n’est pour minimiser l’impact que ce roman peut avoir sur ses célèbres parents? Autant cracher dans la soupe jusqu’au bout…
Pourtant, il n’hésite pas à livrer beaucoup de lui-même, toute cette souffrance, toute cette solitude, ce mal-être profond, ce père absent et cette mère perdue. Il provoque aussi, il balance sans fioriture ses fantasmes profonds, cette expérience sexuelle et amoureuse avec Augustin, un adolescent de 14 ans en quête de fuite comme lui. Il ne se censure pas non plus sur la drogue dont il expérimente avec Augustin toutes les possibilités. La musique en fond sonore est très présente, on a l’impression d’avoir un ipod branché aux oreilles. C’est propre à cette jeune génération et j’adore.
Quant au reste, j’ai beaucoup aimé. Il a parfois un style maladroit, mais c’est un style naissant, un talent brut, qui se confirmera j’espère avec la maturité (n’oublions pas que l’auteur n’a que 18 ans). Et puis, il y a de très belles choses dans ce livre. Une vision particulière du monde, de la mort, de l’amour et de l’espoir.

Je lirais le prochain. C’est sûr.

Quelques extraits qui m’ont touché:

“Plus tard dans la soirée, j’irai seul au bar de l’hôtel. Je voudrais que quelqu’un me rencontre. Je fumerais des cigarettes avec des airs mystérieux. Je voudrais qu’on vienne me chercher. Je veux toujours qu’on vienne me chercher. Dans ma tête, il y a toujours quelqu’un qui vient me sortir de mon isolement. Personne ne viendra. Il n’y a jamais personne dans les bars d’hôtel.”

“Un jour, elle disparaîtra. Est-ce qu’on oublie la voix de sa mère? Son odeur? J’ai l’impression que les morts ne laissent qu’une silhouette dans la tête des vivants. Ma mère ne sera jamais une silhouette. Je n’aurai pas peur de ma mort tant que j’aurai peur de la sienne.”

“C’est le genre de mec qui pourrait tout envoyer balader. Il vit avec lui-même en se servant du monde. Dans mes yeux, il ne voit que ses propres sentiments à l’infini. Rien ne doit entraver sa recherche constante d’évasion. Rien ne doit lui renvoyer ses propres peurs. Tous ceux qui l’entourent doivent être confiants, heureux et beaux.”

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Envoyer Love au 88 888*

septembre 29, 2009

*3€ par sms, une escroquerie totale

Vous savez ces spots de pub diffusés en boucle à la tévé qui vous propose de savoir à quel âge vous allez vous marier, le prénom de votre premier enfant ou pourquoi pas si votre ex vous aime encore? Vous n’avez pas pu y échapper, à moins de vivre sur Pluton.

Et bien, si je suis mon raisonnement scientifique à ce propos, il semblerait qu’à la vue de l’augmentation exponentielle du nombre de ces pubs, nous pouvons dire que c’est un business… qui marche!

Et là, j’avoue que j’ai beau me creuser le ciboulot, je ne comprends pas. C’est franchement un mystère.

J’imagine que la cible de ces services, ce sont les ados, peut-être les pré-ados. 11 ans, 12 ans, 13? Ils ont déjà des portables à cet âge-là?
Alors je demande à la petite moi de 12 ans, en mon for intérieur (puisqu’il n’est toujours pas possible de discuter à travers l’espace-temps) si elle aurait envoyer “Love” au 88008 si elle avait vécu en 2009. La réponse est non. Elle ne l’aurait pas fait.

Faudrait peut-être que j’aille continuer mon enquête sur le terrain, rencontrer cette cible, cette génération “portable”. Faudrait peut-être.
(Mais je n’exclue pas de me tromper. Allez savoir… et si la moyenne d’âge d’utilisation de ce service était plutôt dans les 25 ans? Oui, ça fait froid dans le dos.)

Cette question, ce n’est pas tout à fait la première fois que je me la pose.

Petit Flash-Back:

Il y a 2 ans, quand je bossais toujours pour mon ex-boîte, j’ai travaillé pour un client qui possédait plusieurs sites web (En majorité interdit au moins de 18 ans). Et un de ces sites, c’était de la voyance en ligne (payante, évidemment). Moi, ça me faisait doucement rire son truc… C’était super nul. Juste un petit programme informatique qui affichait un texte prédéfini, au hasard. Il n’y avait aucune hot-line, personne derrière le site web, juste un programme à la con sur un serveur, écrit par un stagiaire. Moi, ça me dépassait, je trouvais ça tellement nul.

Jusqu’à ce que mon chef me dise le chiffre d’affaire que ce mec-là faisait rien qu’avec ce site. Là j’ai moins rigolé… 4 fois le chiffre d’affaire de notre start-up! Oups, ça fait mal. (Nous qui bossions comme des dingues pour garder la tête hors de l’eau.)

Et la question qui m’a le plus fait travailler les méninges, n’est pas de savoir comment ce type-là pouvait faire un chiffre d’affaire pareil, mais qui?

Qui donc étaient tous ces gens qui payaient pour ça?

Une idée?

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Flash-Back (3)

septembre 24, 2009

Episodes précedents 1 & 2

Chapitre 3. L’amour impossible.

Je tombais de haut, et il était pour moi impardonnable. Il avait beau m’écrire des lettres et utiliser Julie comme médiatrice, je ne voulais rien entendre. Il n’avait pas brisé que notre histoire, il avait sali ma vision de l’amour. Et je ne voulais plus me laisser avoir. Mais derrière le masque glacial que j’affichais, je l’aimais toujours désespérément.

Alors, je suis sortie avec un garçon de sa classe. Un grand brun hyper canon qui m’énervait au plus haut point (Il m’appelait “ma puce” je trouvais ça ridicule!) et que j’ai beaucoup fait souffrir. Je le traitais comme un objet qui ne me servait qu’à ma pitoyable vengeance. C’était nul et puéril, mais je ne le réalisais pas. Pourtant, ça a marché.

Il a réagi. Il s’est mis à m’attendre tous les jours à la sortie du collège. Il insistait pour me parler et moi je l’ignorais. Jusqu’à ce qu’il ne m’en laisse pas le choix. Avec l’aide de Julie.
Elle m’avait donné rendez-vous au lac, et comme vous l’aurez deviné, c’est lui qui m’y attendait. Avec un beau discours et quelque chose dans le regard qui semblait me prouver sa profonde tristesse de m’avoir blessée. Je l’ai écouté sans rien dire, il m’a dit des mots magiques et comble du romantisme, c’est là qu’il m’a offert sa gourmette. Ce symbole adolescent de l’union sacrée. Nous étions là, tous les deux, sur cette plage, et je ressentais le sentiment d’être unie à lui pour toujours!

Tout était donc pardonné. Et les choses ont repris leur cours. La fin du collège approchait et nous avions mille projets pour l’été. Ma mère avait même accepté que je ne passe pas tout mon été chez ma grand-mère dans le sud, je jubilais. Sauf que…

Un mois plus tard, mon père nous annonçait que nous allions déménager à l’autre bout de la France à la fin de l’été. Le ciel me tombait sur la tête, une seconde fois. Je trouvais cela tellement injuste, j’en voulais à mon père, à ma mère, à la terre entière. Comment pouvait-il me faire ça? Séparer deux êtres qui s’aiment. Des amants maudits, tels Roméo et Juliette!

Le fait que ma mère me dise “Tu te feras d’autres copains!” prouvait qu’elle ne mesurait ni l’intensité de mon amour ni le cataclysme dramatique qui s’abattait sur moi. Je la tiendrais pour responsable de l’échec ultime et inévitable de ma vie sentimentale à jamais. (Oui, quand on a 15 ans, on a pas peur des mots)

*** Epilogue ****

L’amour à 15 ans n’est pas assez fort (ou pas assez pris au sérieux) pour survivre à la distance. L’histoire s’est arrêté, sur cette note d’amertume, d’injustice, d’inachevé. Je n’ai plus jamais eu de nouvelles et n’en ai pas cherché. J’ai grandi, j’ai avancé (j’ai pardonné à mon père) et j’ai changé aussi. Mais cette histoire reste toujours unique à mes yeux.

Peut-être que je n’aurais pas ce sentiment si je n’avais pas déménagé et que notre histoire s’était terminée autrement. Peut-être que c’est justement mon départ qui a figé cette histoire et l’a laissé intacte dans ma mémoire. Ou peut-être que je l’ai idéalisé avec le temps. Peu importe puisque c’est finalement juste un beau souvenir…

*** FIN ***

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Flash-Back (2)

septembre 22, 2009

Episode précédent

Chapitre 2. Ils se déchirent.

Je me souviens de l’arrivée du printemps. Les journées qui deviennent moins froides et les activités se diversifient. C’était une période où nous allions souvent au bord du lac*, avec l’indépendance de la mobylette et du scooter. Tout allait pour le mieux. Jusqu’à ce jour…

(*petit-aparté-devinette: Un petit département français avec plein de lacs et d’étangs, où il fait bon faire du pédalo? C’est là que j’ai passé mon enfance et mon adolescence.)

La veille, je n’avais pas réussi à joindre par téléphone mon amoureux qui était “mystérieusement absent” de chez lui. Mais qu’importe puisque le lendemain j’avais rendez-vous avec lui et toute la bande, au lac. Quand je suis arrivée, il n’y avait que Julie et j’ai su tout de suite que quelquechose n’allait pas. Elle n’a rien voulu me dire, elle m’a dit d’attendre qu’il arrive, qu’il aurait surement quelquechose à me dire.

Plus le temps passait et plus j’en voulais à Julie de ne rien me dire. Et quand j’ai finalement décidé de partir, il est arrivé. Comme un enfant qui vient de faire une grosse bêtise, il baissait les yeux, et il marchait doucement vers moi. Je ne sais plus les mots qu’il a utilisé, mais l’essentiel je l’ai très bien compris, et il pouvait s’excuser tant qu’il voulait, je n’entendais plus que sa trahison et sa tromperie. Avec cette pouffe, celle qui portait des jupes bien trop courte, déjà tellement vulgaire pour ses 17 ans.

Je suis partie sans même lui répondre, sans même le giffler. Les larmes m’empêchaient de voir la route, mais je m’en fichais. Le monde venait de s’écrouler…

A 15 ans, on pense qu’on vit quelquechose d’unique, on pense qu’on est indestructible. Les couples infidèles, les couples qui se séparent c’est pour les autres! Nous, on croit qu’on est bien plus forts, insubmersibles. Mais la réalité est tout autre. Et puisque j’avais été trahie, il allait en payer le prix. J’avais décidé que je ne serais pas la seule à souffrir…

A suivre…


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Flash-Back (1)

septembre 22, 2009

Piqûre de rappel à l’usage des parents qui auraient oublié qu’on aime à en mourir quand on a 15 ans.

* Préambule *
Le premier amour est un sujet bien difficile à traiter. Alors plutôt que de m’essayer à la rédaction épineuse d’une thèse approximative du sujet, autant vous livrer ma version, mon histoire, sans foriture et sans analyse (ou presque). Juste l’histoire, telle que je m’en souviens.

Chapitre 1. Ils s’aiment.

Il s’appelait S. mais personne ne l’appelait par son prénom. Il avait un surnom qui lui collait à la peau depuis la maternelle. J’entendais souvent parler de lui, il était le meilleur ami du petit copain de Julie. Julie, ma meilleure amie, celle avec qui ma phase de rébellion a commencé.

Pour fêter ses 14 ans (ça me parait dingue aujourd’hui que nous fussions si jeunes) Julie organisait une soirée. Pour la première fois, il n’était pas question d’une “boum”. Non, nous avions passé l’âge! C’était la première véritable soirée, sans parents pour nous surveiller, sans couvre-feu, et avec alcool.
Ma mère avait failli m’interdire cette soirée, faut dire qu’elle n’aimait pas vraiment les méthodes éducatives des parents de Julie. (Et je réalise qu’il n’est pas courant pour des parents de laisser leur maison à leur fille de 14 ans une nuit entière.)

Quand je suis arrivée chez Julie, nous avons installée la chaine Hi-fi qui diffuserait nos Nirvana, AC/DC et Métallica toute la soirée, et nous nous sommes “habillées”, ce qui signifiait à l’époque se “déshabiller”. Un jean et un top suffisamment court pour dévoiler le nombril, du noir sur les yeux et nous étions prêtes.

Pas longtemps après, tout le monde est arrivé. Et surtout le copain de Julie, accompagné de son meilleur ami. Ce fut un coup de foudre immédiat, mais surtout à mon grand bonheur un coup de foudre réciproque. Je m’en souviens encore comme si c’était hier. Toute cette nuit fut enivrante, nous avons bu, nous avons dansé, nous avons crapoté fumé, nous avons parlé. On s’est finalement embrassé au petit matin, au fond de jardin, plein de promesses, plein d’étoiles dans les yeux, et surement un peu ivres aussi…

A partir de là, et pendant les mois qui ont suivi, plus rien n’avait d’importance*. Les cours, le collège, les colères de ma mère. Tout ce qui m’importait était d’être avec lui. Chaque minute après les cours à s’embrasser devant le collège comptait. Chaque samedi je prenais mon scooter pour parcourir les 30 kilomètres qui me séparaient de lui. Chaque vacances envoyée en prison chez ma grand-mère devenaient interminables. Et la nuit je m’asseyais dans le noir du salon et je chuchotais au téléphone avec lui. (Et oui, il n’y avait pas encore les portables, mais le bon vieux téléphone fixe familial du salon!)

A 15 ans, on découvre que l’amour est incroyablement fort, mais les jeunes Roméo & Juliet doivent aussi apprendre qu’il peut aussi être destructeur. Et cette découverte est bien la pire de toutes…

A suivre…

*Nothing else matter?


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Cette semaine, j’ai 15 ans.

septembre 21, 2009

Il a suffit d’un email.
D’habitude, je n’y prête pas attention, un email de CopainsDavant, message automatique informant de l’inscription de nouveaux membres dans le cursus.
Et me voilà sur le site, en train de farfouiller dans les noms des anciens élèves, de feuilleter le trombinoscope, d’étudier les photos de classe. Certaines me font sourire, je reconnais une prof, une vieille copine. Et puis je tombe sur LA photo de classe.

Comment décrire ce sentiment?
Un pincement au coeur, une bouffée de nostalgie, la tristesse d’un morceau d’adolescence qui est loin derrière?  Tout ça, et plus encore.

Ce sourire, ce visage, ce regard, cette coupe de cheveux…

C’est mon premier amour.
Mille souvenirs remontent à la surface. Je regarde la date, l’année. Nous étions ensemble à l’instant même où cette photo a été prise. Je connais ce pull pour m’être blottie dedans, je connais si bien ce sourire, je connais si bien ce jeune garçon sur la photo, même si je ne connais pas l’homme qu’il est devenu.

Nous n’avions pas tout à fait 15 ans, j’étais en 3ième, lui en 4ième. Notre histoire a duré 9 mois. Tout un symbole ! Elle était passionnelle, fusionnelle, presque tragique. A 15 ans, on donne tout, sans retenue, on est dévoré par un sentiment amoureux démesuré que les parents ne semblent pas comprendre. Porter sa gourmette à mon poignet jour et nuit avait bien plus de sens que n’importe quelle alliance!

Cette histoire restera toujours particulière et son souvenir ne s’effacera jamais.
Parce qu’on n’oublie jamais son premier amour.

classe

Ce petit flash-back m’a donné envie d’en parler. Alors le blog fera lui-aussi un flash-back dans mes années de collège toute la semaine.

Cette semaine, j’ai 15 ans…

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It’s a blue day…

septembre 18, 2009

Taguée par Louisianne, voici 7 photos chinées dans mes archives numériques, avec du bleu!

Bleu comme…

Le ciel, au petit matin sur les hauteurs de Bastia

Le ciel, au petit matin sur les hauteurs de Bastia

Bleu comme…

La jolie enseigne d'un petit resto

La jolie enseigne d'un petit resto

Bleu comme…

Déjeuner au bord du lac

Déjeuner au bord du lac

Bleu comme…

Le plaid polaire de ma chienne

Le plaid polaire de ma chienne

Bleu comme…

Le pyjama d'un petit bonhomme

Le pyjama d'un petit bonhomme

Bleu comme…

Les façades des restos, quartier latin

Les façades des restos, quartier latin

Et enfin, bleu comme…

Un concert de Bono

Un concert de Bono

Voilà. Je refile le tag à qui le veut!

Note: Bientôt et ici, si vous le voulez bien, nous parlerons d’amour…